Le capital-investisseur Cerberus a perdu son pari avec Chrysler
par Megan Davies
NEW YORK, 30 avril (Reuters) - En prenant le contrôle de Chrysler pour 7,4 milliards de dollars en 2007, le fonds d'investissement Cerberus pensait pouvoir réussir à redresser une légende de l'industrie américaine loin de la Bourse et des obligations d'afficher des résultats chaque trimestre.
A l'époque, l'opération avait semblé une bonne affaire, la valeur de l'opération apparaissait très faible en comparaison de la valeur du précédent rachat de Chrysler - 36 milliards de dollars - par l'allemand Daimler neuf ans auparavant et qui avait donné naissance à l'alliance transatlantique DaimlerChrysler.
"Notre capital, c'est la patience", avait dit le président de Cerberus John Snow, un ancien secrétaire au Trésor de George Bush, en concluant l'affaire en mai 2007.
Deux ans plus tard, Cerberus a échoué et Chrysler dépose son bilan.
"C'est ce qui se passe quand on fait un investissement dans une activité hautement cyclique en haut du cycle", commente Steven Kaplan, professeur de Finances spécialisé dans le capital-investissement à l'université de Chicago. "C'est très risqué et finit souvent mal. Ce fut le cas ici".
"Il est sûr que Cerberus n'est pas content de son investissement", ajoute-t-il.
Cerberus n'a jamais révélé son exposition à Chrysler mais elle est nettement inférieure au montant annoncé de l'opération parce que pour cet achat, Cerberus s'est associé avec d'autres investisseurs.
Un investissement de Cerberus ne représente jamais plus de 5% du total de ses actifs, explique-t-on de source proche du dossier. Continued...







